Archives par étiquette : plastique fou

Le Plastique Dingue

Bonjour tout le monde!

 

Aujourd’hui, je vais vous parler plastique dingue (parfois aussi appelé plastique fou ou plastique magique). Au magasin d’arts créatifs où je travaille, on me demande régulièrement ce qu’on peut utiliser sur ce matériau. Je me devais donc de tester plusieurs choses!

 

 Tout d’abord, savez vous de quoi il s’agit? Le plastique dingue est une fine feuille de plastique, facile à découper, dont une face, rugueuse, permet le dessin de manière très simple, et dont la cuisson au four ménager cause rétraction (on dit souvent qu’il rétrécit 7 fois) et durcissement (et une courte danse de la joie amusante à regarder dans le four) en suivant les instructions données sur le paquet. L’enfant (ou l’adulte jeune depuis longtemps) peut donc créer facilement des petits objets colorés et solides, qui finiront sans doute en superbe porte clefs, magnet ou bijou.

 

Je vous prie de m’excuser pour la qualité des photos prises avec mon téléphone…
plastique dingue, le grand test!
Tout d’abord, j’ai choisi de reproduire un motif à l’identique, avec un format précis, histoire de me rendre compte des variations. Un carré de 10cm de coté et la version de Marilyn Monroe par Andy Warhol décalquée,et quelques coloriages plus tard, j’ai eu une idée d’ensemble de ce qui peut fonctionner et pourquoi.
                   plastique dingue réduction
Remarque: tout mes petits carrés se sont rétrécis de la même façon: aucun n’a daigné resté carré. De 10x10cm, je suis passée à 4×4,5cm. Le plastique dingue (en tout cas celui que j’ai utilisé,transparent de la gamme Graines créatives By PWI) a un « sens », ne rétrécissant pas uniformément. Bien entendu, n’y ayant pas prêté attention, je n’ai aucune idée de comment le repérer. Le second plastique que j’ai utilisé (tests à base d’encres et celui de l’imprimante) est du « O’color » vendu par lot de 7 feuilles de 20×30. il ne s’est même pas rétracté droit (oh les beaux losanges!), et a des bulles invisibles avant cuisson (flagrant sur le test de l’imprimante)!

Test n°1: les crayons de couleur enfant (ici des évolutions de chez Bic)

plastique dingue evolution
Honnêtement, en tant que passionnée d’arts, je n’aime pas cette gamme de crayons de couleur. Ce n’est pas du bois, et la sensation de la mine sur le papier est proche d’un bout de plastique qu’on frotterait à la place, déposant bien trop peu de couleur. Néanmoins, je reconnais qu’en tant que produit prévu pour enfants, ils sont adaptés. Et que j’ai eu ici une surprise plutôt positive: le coté rugueux du plastique avant cuisson a permis au crayon de bien accrocher. Après cuisson, les couleurs se sont légèrement intensifiées. Les « traces » de crayonnage sont visibles bien que discrètes. Le résultat est transparent.

Test n°2: le Posca

plastique dingue posca
Le Posca, marqueur contenant de la gouache, fait partie des techniques qui n’ont pas changé d’intensité de couleur. La façon dont la matière a réagi m’a plutôt agréablement surprise (je m’attendais à bien pire). Je constate donc des boursouflures essentiellement là où j’ai eu la main lourde en quantité de peinture, le reste ayant réagit proprement. La peinture ne s’écaille pas, elle tient. peut être qu’un coup de ponçage lui ferait du bien? L’aspect velours est plutôt joli, et le tout opaque.

Test n°3: les feutres pour enfants (ici des stabilos)

plastique dingue stabilo enfant
Ces feutres ont habituellement un superbe rendu sur le papier. Couleurs vives, intenses… Dès le passage sur le plastique, j’ai su que je serais déçue. La couleur était à peine visible… Après cuisson, la couleur s’est légèrement intensifiée, mais elle s’est aussi légèrement affadie, a perdu le peu d’éclat qu’elle pouvait avoir avant.  En revanche, l’aspect vitrail (très transparent, brillant au dos et dépoli sur l’avant) est très sympathique. En gardant à l’esprit les teintes pastel après cuisson, c’est clairement quelque chose à exploiter.

Test n°4: le stylo bille (des 4 couleurs de chez Bic)

plastique dingue bic
Si la couleur n’a pas vraiment changé d’intensité, elle s’est densifiée. Les traits sont sans surprise ultra visibles, ce qui peut être intéressant à utiliser pour des détails très précis. La remarque, c’est que la bille n’a pas vraiment aimé le plastique dingue et qu’elle était un peu récalcitrante dans son fonctionnement. Crampes dans la main à prévoir pour une grande surface.

Test n°5: les crayons de couleur aquarellable (art grip de chez Faber Castell, et karat aquarell de chez Staedtler)

plastique dingue crayons aquarellables
L’aspect crayon de couleur ne m’a pas surprise, bien que le staedtler (ici orange) ai bien mieux accroché. La grosse différence est venue lors du passage du pinceau: l’art grip de faber castell n’a pas vraiment daigné bouger, tandis que le staedtler s’est magnifiquement aquarellé, ce qui est parfaitement visible après cuisson. La raison me parait simple: l’art grip est un crayon de « seulement » bonne qualité (faber castell a une autre gamme de crayon aquarellables supérieure, les Albretch Dürer, dont l’accroche sur le papier et la pigmentation de la mine sont bien meilleures) tandis que le karat aquarell de staedtler est une qualité professionnelle.

Test n°6: la peinture en pastille pour enfant