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Le Slime, le pourquoi du comment

 

Bonjour les patouilleurs!

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un sujet dans lequel je viens seulement de me plonger, mais qui circule déjà depuis longtemps, le Slime.

Avant toute chose, je tiens à rappeler que je n’ai pas la science infuse et je vais vous expliquer les choses d’une manière compréhensible et simplifiée, avec parfois des raccourcis volontaires ou non. Si jamais je fais des contresens ou des approximations qui vous hérissent, N’hésitez surtout pas à me le dire dans les commentaires!

Qui n’en a pas déjà entendu parler? Qui n’a pas un enfant pré-adolescent qui réclame des bidons de colle et de produit au nom barbare, devant votre scepticisme le plus complet? Qui n’a pas testé avec ses copains ou seul, dans le désarroi le plus complet, parce que ça ne marchait pas??

Donc, reprenons depuis le début.

Pour commencer, il faut prendre conscience que le Slime résulte d’une réaction chimique très précise, qui ne se passera qu’en présence des bons ingrédients, l’alcool polyvinylique, et le borate de sodium.

Ingrédients que vous pouvez trouver dans la colle vinylique (aussi appelée PVA, ou parfois simplement colle blanche, mais attention, toutes les colles blanches ne contiennent pas forcément de l’alcool polyvinylique.) et… dans plein de trucs mais pas partout.

Le borate de sodium se retrouve donc:

  • dans certains produits pour les yeux (mais pas tous).
  • dans certaines lessives (mais pas toutes).

Concrètement, le borate de sodium est une poudre hydrosoluble qui a des propriétés proches du chlore: désinfectant, désodorisant, anti-bactérien.

A noter que « Borax » est un nom commercial, d’un produit pour le linge au Etats Unis, qui n’est donc pas vendu de ce coté de l’Atlantique, et qui est même interdit dans sa forme la plus pure en Europe: vous ne pouvez pas en acheter en droguerie car il s’agit d’un produit qui, en grande quantité, est extrêmement irritant.

Oulà, oulà! Mais je cherche à vous faire peur ou quoi?

Non, il s’agit d’une mise en garde. Comme plein d’expériences de chimie, il suffit de prendre les précautions d’usage: présence d’un adulte, on met pas les mains dans le mélange pendant des heures, ne pas en mettre à la bouche ou dans les yeux…

Mais mais mais, c’est pas du tout ce que montrent les vidéos Youtube!

Tout à fait. Le Slime n’est pas dangereux en soi. C’est sa FABRICATION RÉPÉTÉE qui à terme, peut vous brûler la peau, tout simplement.

C’est tout bien compris?

Passons à la recette du Slime!

Il vous faudra donc:

  • De la Vinyl’Ecole Cléopatre blanche ou transparente (qui est une colle polyvinylique avec laquelle la réaction se passe très bien)
  • Du liquide à lentilles Bio True (dont le borate de sodium fait partie de la liste des ingrédients)

Ces deux ingrédients se mélangent environ à parts égales, la quantité de borate de sodium étant extrêmement faible dans le liquide à lentille (tout comme dans les lessives)

L’eau n’est absolument pas nécessaire.

On touille pendant quelques minutes, pour encourager la rencontre entre toutes les molécules d’alcool polyvinylique et toutes les molécules de borate de sodium, et quand le mélange commence à prendre, on peut pourquoi pas finir le pétrissage à la main.

Tout le reste est accessoire, esthétique ou ne sert qu’à modifier la texture.

Je recommande tout de même la fameuse mousse à raser en bombe des recettes « Fluffy Slime » (le cours d’anglais vient ensuite ;p ) qui va donner du corps à la pâte, qui sans ça, reste extrêmement liquide. Et un peu de couleurs (colorant alimentaire, encre à stylo…) pour le fun!

Maintenant que je vous ai fait le cours de Chimie, que diriez vous d’un cours de Physique?

Quoi, comment ça? Mais je voulais juste jouer avec un machin gluant un peu dégoutant moi, j’avais pas prévu d’apprendre des trucs madame!

Oui, vu que le Slime est strictement inutile (et ne se conserve pas, il pourrit ou se dessèche selon votre méthode de stockage…), je me suis dit qu’il fallait au moins s’enrichir l’esprit en en faisant!

Le Slime est ce qu’on appelle un liquide Non Newtonien.

Qu’est ce que ça veut dire?

Ça veut dire qu’il est rhéoépaississant.

Mais qu’est ce que c’est que ces termes barbares bon sang?

Concrètement, le Slime est liquide, va prendre toute la place qu’on lui donne, épouser les contours du contenant dans lequel il est placé ou s’étaler en flaque (et en foutre partout, bisous à la personne qui fera le ménage derrière vous, parce que ça reste à base de colle ce truc.)

Mais le Slime sera solide si vous lui appliquez une force; si vous le tapez, le remuez avec un peu d’énergie.

Regardez! Plongez votre doigt dedans lentement, il se laisse faire. tapez le, votre doigt restera en surface! C’est amusant non?

Un autre liquide Non Newtonien facile à fabriquer est à base d’eau et de fécule de maïs (la Maïzena). On va dire que c’est un Slime sans borax 😉

Ce mélange là est souvent appelé Oobleck. Hyper simple pour faire du Slime avec les plus jeunes, ils peuvent même en manger, au pire c’est du maïs!

Ces mots là sont très amusants à taper sur Youtube!

Voici deux exemples bien parlants des propriétés des liquides Non Newtoniens.

Ici, les vibrations des basses rendent l’oobleck solide ponctuellement, et lui donnent cet aspect vivant… (Protégez bien votre enceinte si vous le faîtes aussi, si il n’y a pas de vibration, c’est liquide et ça s’infiltre, souvenez vous.)

A présent, et en dernier, le cours d’Anglais.

Slime peut se traduire par « bave gluante ». Miam, voilà qui est particulièrement ragoutant! pas étonnant que les enfants en soient fous…

Fluffy se traduit par « léger et cotonneux » (texture donnée par la mousse à raser donc)

Et enfin, vous avez peut être également vu passer le « crunchy slime »: Crunchy se traduit par « croustillant ». Cette texture là est donnée par des billes de polystyrène, pour une expérience sensorielle encore différente!

 

Alors, vous avez appris plein de trucs? Vous avez envie d’en fabriquer aussi? Montrez moi!

mes sources:

Elle a 5 ans! (carte d’anniversaire en scrapbooking)

Hello les créatifs !

Ayant accumulé plein de jolis papiers, d’autocollants… pour le scrapbooking (oui, travailler dans un magasin de beaux arts, c’est travailler dans la caverne d’Ali Baba – mais aussi, directement, dans l’antre de la tentation…), je me suis mis en tête de m’en servir pour réaliser de jolies cartes d’anniversaire. Et ça tombe bien, parce que j’ai 5 nièces !

C’était, il y a quelques temps, les 5 ans de la numéro 3. Et d’après la maman, elle aime le rose et les princesses. Allons bon… Ceci est d’une originalité sans faille, n’est-ce pas !
Bref… J’ai cherché quelques idées, et voici ma réalisation, qui a beaucoup plu à la demoiselle !

Pour réaliser cette carte, j’ai utilisé :

du papier, plein. (si, je vous jure)
la Big Shot(machine de coupe adorée des scrappeuses) et des dies(formes cutter qui vont avec) (mais vous pouvez tout à fait découper l’étoile à la main)
l’alphabet punch board de We Are Memory Keepers(perforatrice pour découper l’alphabet) (mais vous pouvez découper le chiffre correspondant à l’âge, manuellement, aussi)
l’enveloppe punch board de We Are Memory Keepers(perforatrice pour découper des enveloppes) (mais vous n’êtes pas obligés de faire un format bizarre, qui ne rentre pas dans une enveloppe classique)
une perforatrice à étiquettes (toujours pas obligatoire, promis)
du masking tape (j’ai utilisé celui-ci et celui-ci)
des autocollants (j’ai utilisé ça et ça, pis ça en pastel)
un joli feutre de couleur
de la colle à paillettes (indispensable ! 😉 )
un bâtonnet en bois (chute de ce projet)
des rubans et ficelles
un pistolet à colle
du double face, ou une souris dérouleuse de colle (ça ne déforme pas le papier et n’est pas salissant)

Ma démarche pour la baguette magique, l’élément important de la carte !

Découpez les étoiles à la big shot ou à la main, et préparez une entaille dans le bas pour que le bâton (et les rubans) passe joliment.
Marquez les arêtes de l’étoile selon ce schéma, et pliez pour la mettre en volume.

Collez pleiiiiiin de rubans en haut du bâton avec le pistolet à colle.
Collez les étoiles de part et d’autre du bâton avec le pistolet à colle (j’ai blindé pour que ça soit plus costaud – après tout, elle a 5 ans, et n’est pas forcément ultra soigneuse)/
Cachez l’arête tout autour (qui n’est pas propre) avec du masking tape (je ne sais pas pour vous, mais j’ai beau faire tous les efforts du monde, ça tombe jamais juste…)
Badigeonnez (délicatement hein, n’allez pas déformer le papier) de colle à paillettes si ce n’est pas encore assez kitsch.

Pour la carte, utilisez un papier rose (le mien devait être du 200 g, il vous faut quelque chose d’assez fort pour faire l’armature principale) sur lequel vous collerez une chute de papier à fleurs (j’ai utilisé celui-ci de chez Décopatch) sur la moitié.
Découpez le 5 dans un papier embossé à pois, et recouvrez chaque pois d’un point de colle à paillettes (rose. Je vous ai dit que c’était pour une petite fille de 5 ans qui aime le rose et les princesses ?)
Recouvrez les bords de la carte de votre plus beau masking tape.
Collez le chiffre sur la carte (j’ai mis des encoches au milieu du 5 pour y glisser la baguette)
Découpez une étiquette et écrivez dessus le message (ici, « Joyeux anniversaire »), et collez-la sur la carte (j’ai ajouté une jolie ficelle argentée)
Complétez avec des gommettes.

j’ai découpé mon enveloppe à l’enveloppe punch board (je trouve que We are memory keepers fait pas mal d’outils très malins, pas vous ?) et j’ai décoré l’arrière avec le même papier à fleur que sur la carte, pour un joli rappel.

Bien entendu, avec tout ça, la carte dépassait allègrement les 20 g (je crois qu’elle en pesait 50…) j’ai donc dû oublier les jolis timbres pour mettre la sublime gommette de la Poste avec le poids et le prix dessus. dommage…

Cette carte a beaucoup plu à la petite (pardon, la grande, elle a 5 ans !).
Et à vous, elle vous plaît ?
Montrez-le moi, en utilisant #lafabriquedywana sur les réseaux sociaux si vous en réalisez aussi !

Réaliser des fleurs en papier crépon

fleurs en papier crepon: roses et arums

Aujourd’hui nous allons réaliser des fleurs en papier crépon!

Matériel

Méthode

Fleurs en papier crépon: pour le coquelicot

fleurs en papier crepon: matériel coquelicot

fleurs en papier crepon: étape 1Découper 4 à 5 pétales de forme arrondies dans du crépon rouge (orange, rose, blanc ou jaune pour des pavots) ainsi qu’un carré dans du crépon noir.

Avec les chutes de la coupe, remplir le carré noir pour réaliser une boule, qu’on va ensuite coller au bout de la tige.

fleurs en papier crepon: coquelicot étape 1Couper des fils de quelques centimètres de long, et les coller autour de la boule noire, créant ainsi le cœur de la fleur de papier.

Froisser les pétales, et les déplier. Les coller autour du cœur.

Enfin, tirer sur le floratape pour libérer la colle, et l’enrouler autour de la tige, en cachant la base des pétales.

 

Fleurs en papier crépon: pour la rose

fleurs en papier crepon: matériel rose

fleurs en papier crepon: étirer pétaleDécouper deux tailles de pétales: étroits et plus larges, ainsi qu’un carré, dans du crépon blanc, rose ou rouge… Avec les chutes de la découpe, remplir le carré pour former une boule, comme précédemment avec le coquelicot. Coller le tout sur l’extrémité de la tige de fer.

Étirer le haut de chaque pétale, de façon à former un creux.

fleurs en papier crepon: coller pétaleColler ensuite les pétales un à un, enveloppant la boule avec le creux précédemment formé, d’abord les petits, puis ensuite les larges.

Vous pouvez à ce stade vous arrêtez à n’importe quel moment, choisissant de réaliser un bouton de rose, une rose semi éclose ou une rose totalement épanouie, en écartant les pétales du centre de la fleur.

Découpez une bande frangée dans du crépon vert pour former les sépales et coller la à la base de la fleur. Recouvrez la base et la tige de Floratape.

Fleurs en papier crépon:  pour la marguerite

fleurs en papier crepon: matériel marguerite

Découper une frange arrondie dans une bande de crépon blanc (j’ai plié le mien en accordéon et découpé plusieurs épaisseurs à la fois, grâce à mes ciseaux de guerrière ^^), ainsi qu’un carré dans du crépon jaune. Avec les chutes de la découpe des pétales, remplir le carré et former une boule, que vous collerez ensuite au sommet de la tige métallique.

fleurs en papier crepon: étape marguerite

Enrouler ensuite la frange de pétale autour du cœur. Mon astuce est de plaquer la boule jaune sur la table, et de laisser les pétales s’étaler autour, en collant au fur et à mesure. Ainsi, une fois remise dans le bon sens, la fleur s’épanouira bien à plat.

Enrouler le floratape à la base de la fleur et sur la tige métallique.

Fleurs en papier crépon:  pour la jonquille

fleurs en papier crepon: matériel jonquille

étape jonquille 1Découper 6 pétales dans du crépon jaune, ainsi qu’un carré dans du crépon orange. Étirer le carré uniquement au centre et sur un des bords.fleurs en papier crepon: étape jonquille 2

Coller le cure pipe à l’extrémité de la tige métallique. Enrouler autour le carré de crépon orange.

fleurs en papier crepon: étape jonquille 3Coller ensuite chacun des 6 pétales de façon à former une étoile, 3 pétales sur le dessus, 3 pétales en dessous.

Recouvrir la base des pétales et la tige de floratape.

 

Fleurs en papier crépon: pour l’arum

fleurs en papier crepon: matériel arum

Coller le cure pipe à l’extrémité de la tige métallique. Découper le pétale. L’étirer uniquement en son centre, pour former un creux entouré de bords plats.

Coller le pétale autour du cure pipe. Entourer la base de la fleur et la tige de floratape.

 

Avez vous aimé réaliser des fleurs en papier crépon? Montrez moi vos bouquets sur la page facebook d’Ywana!

Oeuf de Dragon: Drogon

Et enfin, après Viserion et Rhaegal, le troisième oeuf de dragon de Daenerys, Drogon!

Matériel

Méthode

Tout d’abord, appliquez une couche de gesso sur l’oeuf de dragon, sans quoi la peinture finira par s’écailler. Ensuite, une fois sec, appliquez une couche de peinture rouge. Une fois sèche, appliquez une couche de colle à paillettes rouge. Vous avez ainsi préparé ce qui sera visible en transparence.

Etape suivante, la plus longue, les écailles. Utilisez le gel brillant très épais pour créer la texture en l’appliquant au couteau à peindre. (attention, je tiens à préciser ici qu’un autre produit ne donnera pas le même rendu. un produit mat séchera laiteux, un simple gel médium ne gardera pas le volume, sera trop liquide). J’ai personnellement réalisé des formes de « U » en poussant le produit vers la pointe de l’oeuf de dragon, une par une, rang par rang. Si la forme de convient pas, il suffit de racler le produit avec le couteau à peindre, et de recommencer. Arrêtez vous à la moitié, et laissez sécher. Selon la qualité du produit utilisé, il va perdre un peu en volume en séchant, créant des craquelures aux endroits les plus fins. Si la craquelure vous parait trop large, créez une nouvelle écaille dans son emplacement. Finissez l’oeuf en le tenant par l’extrémité déjà sèche. Note: le produit prend au moins 24h à durcir suffisamment pour ne plus être fragile. Il sera complètement transparents en plusieurs jours à plusieurs semaines selon l’épaisseur de la couche réalisée et le degré d’humidité dans la pièce où il sèche.

Quand tout est sec, peignez les écailles avec la peinture noire métallisée, en laissant la base des écailles, les craquelures… rouges.

Vous avez à présent un oeuf de dragon qui semble fait de lave qui se fissure… Le dragon va éclore!

 

Montrez moi les votres sur la page facebook! Alors, lequel des trois oeufs de dragon avez vous envie de réaliser?

Introduction au Thé

il y a quelques jours, je me suis vantée sur Facebook d’avoir mis mes premiers thés glacés de l’année au frigo. Ma soeur m’a proposé d’en faire un post de blog. Je trouve ça bien trop simple à faire pour expliquer quoi que ce soit, mais elle a répondu qu’elle n’aime pas le thé parce que c’est amer! Je me suis retrouvée à lui expliquer vite fait qu’un bon thé n’était pas amer… Elle m’a eu, puisque sa réponse a été « bah tu vois que tu as des choses à dire :p ». Vilaine.

Toutes les couleurs du Thé

Toutes les couleurs du thé

Vous savez déjà qu’il existe au moins deux grandes familles de Thé. le thé vert et le thé noir. Mais avez vous entendu parlez des thés blancs, bleus ou rouges? Savez vous à quoi ça correspond?
En dehors du rouge, c’est la même plante. Les temps et températures d’infusion sont bien sûr donnés à titre indicatif, le tout pouvant varier selon le type de votre thé.

le Thé Blanc

Le thé blanc est celui qui a subit le moins de transformations: après récolte, il est simplement séché. Son goût est extrêmement subtil. Son infusion ne doit pas se faire à plus de 70°C, au risque de l’abimer. On l’infuse 5 à 10 minutes.

le Thé Vert

Le thé vert a été torréfié à 100°C, roulé, puis desséché. Son infusion se fait entre 70 et 75°C  de 1 à 5 minutes selon les variétés. Sa teneur en théine est la plus élevée.

le Thé Bleu

Le thé bleu, également appelé Oolong ou Wu Long est d’abord séché au soleil, puis mis à fermenter. Il est brassé régulièrement dans une pièce maintenue humide (85% d’humidité) entre 20 et 25°C. Il est ensuite torréfié pour stopper la fermentation à un degré qui varie selon les régions. Les feuilles sont ensuite roulées.
Il s’infuse à 95°C (eau frémissante) 5 à 7 minutes.

le Thé Noir

Le thé noir est un thé dont la fermentation a duré plusieurs heures (dans une pièce à 95% d’humidité maintenue entre 20 et 22°C et aérée) avant d’être également stoppée par torréfaction à 90°C.
Les thésfumés sont des thés noirs dont le séchage après la récolte a été fait au dessus d’un feu de racines d’épicéas,  selon une durée plus ou moins longue en fonction du goût souhaité.
Les thés noirs s’infusent entre 80 et 95°C de 2 à 5 minutes selon le type.

le Thé Rouge

Le thé rouge n’est pas issu du théier mais d’un buisson nommé Rooibos, originaire d’Afrique du Sud. Il ne contient donc pas de théine et peut se boire à tout moment de la journée.

Les Qualités du Thé

quirky-tea

Je me souvient avoir discuté de thé avec un Indien, lui citant deux trois types que j’apprécie. Il m’avait coupé, les yeux ronds, me demandant si j’étais déjà allée en Inde, vu que j’avais l’air de connaitre la géographie locale…

 

En effet, la plupart des noms de thé que nous connaissont sont en réalité des noms de localités d’où sont originaires les thés, avec leur techniques de productions particulières. Le Darjeeling est donc originaire de la ville du même nom, située au nord est de l’Inde, au pied de l’Himalaya. Le Ceylan est originaire du Sri Lanka (c’est le nom de l’île principale). Le thé d’Assam est originaire du nord est de l’Inde, entre Bangladesh, Bouthan et Birmanie. Le Yunnan est une province du sud ouest de la Chine…
Enfin, au même titre que les Vins en France, la qualité finale du thé est fonction de beaucoup de choses: ensoleillement de la plantation, humidité, qualité du sol, moment de la récolte, capacités technique des planteurs, des cueilleurs, réussite ou non de la fermentation, taille des feuilles… N’oublions pas que le thé est beaucoup produit dans des régions soumises à la Mousson! On va donc parler de Crus, voire de Millésimes également pour le thé.

Darjeeling tea hills

Un bon thé n’est donc pas forcément amer, au contraire! Un thé amer est un thé dont l’infusion est ratée (trop chaude et/ou trop longue) ou dont la qualité est faible. Les thés sont triés selon leurs qualité; plus ou moins brisé. Plus la feuille est brisée, plus elle libérera de tanins, responsables de l’amertume. Notez que les thés en sachets des supermarchés sont souvent des thés très brisés, de qualité faible, dont il sera très facile de rater l’infusion. Quand au thé le plus connu, celui à l’étiquette jaune (pour ne pas citer), il s’agit en réalité de thé de très faible qualité récolté mécaniquement et… Broyé, branches et feuilles confondues.

Bonus: recette de thé glacé

thé glacé

Il fait chaud, il fait beau, vous avez envie de vous poser de dans un hamac, sur une pelouse, avec un bon bouquin? Il ne vous manque que du thé glacé pour parfaire ce tableau idyllique!

 

Il vous faut donc: votre thé préféré, de l’eau et votre frigo.

 

Pour 1L d’eau, comptez 2 cuiller à soupe du thé de votre choix, ou 4 sachets. L’infusion doit se faire au moins 1h, je laisse donc la nuit au frais.

 

Plusieurs avantages: vous pouvez choisir la quantité (et le type) de sucre (personnellement, je n’en mets pas, mais je vous conseille de gouter avant d’ajouter quoi que ce soit). Le résultat ne sera pas amer, et peu théiné (c’est la chaleur, qui cassant les feuilles, libère la théine et les tanins responsables de l’amertume). Vous pouvez choisir avec quoi l’aromatiser, sirops, jus de fruits, fruits séchés qui infusent en même temps que le thé… ou infuser directement un thé parfumé. A vous d’essayer!

 

Mes préférés:
Infusion de fleur d’hibiscus (aussi appelé bissap) avec du sirop de gingembre, pour une couleur rouge magnifique et un coté énergisant, ou avec de la menthe fraiche pour le punch.
Thé vert gumpowder et jus de citron (et parfois une pointe de miel), très rafraichissant.
Thé noir à la pèche, avec un peu de sucre, pour ressembler au soda à l’étiquette jaune le plus connu.
Et ainsi de suite…

 

Et vous? Buvez vous du thé? Quels sont vos variétés préférés? Quels sont vos mélanges de thé glacés préférés?